ArtéNîmes

Exposition "Etrusques, une civilisation de la Méditerranée"

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Etrusques, une civilisation de la Méditerranée

parcours de l'exposition

Parmi les civilisations les plus importantes de la Méditerranée ancienne, la civilisation étrusque occupe indubitablement une place de premier plan. Les Étrusques sont, depuis toujours, considérés comme un peuple particulier, fascinant, mystérieux.

Leurs contemporains les définissent comme étant « anciens, différents de tous les autres ». Des gens de la terre mais aussi de la mer, capables d’imposer pendant longtemps un véritable contrôle commercial sur toute la Méditerranée ancienne, avec les Phéniciens et les Grecs. L’histoire de ce peuple d’habiles navigateurs et d’artisans raffinés se développe à partir du IXe s. av. J.-C., connaît son apogée entre le VIIe et le Ve siècle, et finit par tomber progressivement sous la domination débordante de Rome, entre le IVe et le Ier s. av. J.-C.

 

À partir d’un panorama sur le territoire de l’Étrurie et sur son contexte historico-géographique, la première section met l’accent sur l’importance du commerce et des contacts des Étrusques avec les autres peuples de la Méditerranée. Le parcours continue avec l’illustration de ce qu’était la société étrusque, sa structure sociale, politique et urbaine, et les us et coutumes de la vie quotidienne.

La civilisation étrusque développe un art de vivre qui lui est spécifique, avec un niveau de raffinement et de luxe qui caractérise le style de vie des classes dirigeantes. Elle se détermine aussi par le rôle actif et central de la femme au sein de la société, et par l’importance attribuée au symposium, ce banquet qui est l’un des moments fondamentaux de la vie sociale de l’Antiquité.

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La présentation s’ouvre par des objets montrant que dès l’âge de fer, les Étrusques, peuple de marins, ont de nombreux contacts avec l’extérieur, avec les Phéniciens, la Sardaigne, puis les Grecs et tout le bassin méditerranéen. Une grande partie de céramiques helléniques arrivent en Etrurie, d’où partent des amphores de vin. Les Étrusques s’étendent vers le sud de la France, la plaine orientale de la Corse, la péninsule ibérique… Parmi les objets qui voyagent, se trouvent notamment des “canthares”, magnifiques vases à boire aux formes dépouillées, aux longues anses verticales, dans une céramique noire très typique des Etrusques.

Au cœur de l’exposition, la présentation de la vie quotidienne dévoile une civilisation pleine de raffinement, où les femmes tiennent une place particulière, participant notamment lors des banquets et des symposiums, moments essentiels de la sociabilité étrusque. Cela étonnait d'ailleurs les contemporains des Étrusques… La vaisselle, les bijoux, les objets de toilette ou les armes témoignent d’un artisanat et d’un art déjà très développé, dès le VIIIe siècle avant Jésus-Christ, notamment grâce à des échanges avec la Méditerranée orientale.​​​​​​​

​​​​​​​​​​​​​​Le sacré tient aussi une place fondamentale chez les Étrusques. « Ils étaient considérés comme le peuple le plus religieux de l’Antiquité », rappelle Carlotta Cianferoni, du musée archéologique de Florence, l’une des commissaires de l’exposition. « Ils étaient convaincus que le monde entier était lié aux divinités », poursuit l’historienne, ce qui suppose d’interpréter les signes, en observant la foudre, le vol des oiseaux ou les entrailles des animaux. Haruspices et augures tiennent un rôle particulier dans ces étranges lectures. Une statue votive filiforme, Ombra della sera, découverte à Volterra, haute silhouette longiligne et épurée étonne par sa modernité. Elle a été une source d'inspiration pour Giacometti et plusieurs artistes modernes.

La plupart du mobilier archéologique a été découvert dans des tombes, ce qui permet de bien connaître les rituels funéraires et ses évolutions. Les premières urnes sont en forme de cabanes, puis apparaissent des urnes biconiques aux motifs géométriques, coiffées de casques pour les hommes, de coupes pour les femmes. Les cendres sont ensuite inhumées dans des canopes, aux couvercles représentant de façon symboliques les défunts, puis dans des urnes en albâtre à la décoration précieuse, présentant le voyage vers l’au-delà.​​​​​​​

L’exposition s’achève par l’héritage étrusque dans la civilisation romaine. « Du IVe au Ier siècles, les Etrusques ont côtoyé les Latins et les deux cultures se sont influencées », poursuit Federica Sacchetti, étruscologue du CNRS. Et cela va bien au-delà des échanges de marchandises. On le voit avec les statues en terre cuite du fronton du temple de Luni, l’iconographie de dieux comme Bacchus ou des symboles du pouvoir comme les faisceaux ou la chaise curule.

Nîmes : découverte de la civilisation méconnue des Etrusques au musée de la Romanité58b9ed f3cdf84286824ed482ae76a18509f730 mv2
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