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- Jean-Marc Brunet

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Jean-Marc Brunet

Jean-Marc Brunet

Jean-Marc Brunet, né en 1970, près de Soissons, à Chassemy, où il vit et travaille. Un sentiment de nature imprègne son œuvre colorée et lumineuse. Il construit un monde à sa propre mesure. Avide d'espace, Brunet affronte son support - toile, panneau, feuille - avec immédiateté du geste qui se traduit par une inscription directe de signes, de traits, de taches qui s'ordonnent avec l'évidence d'un langage qu'il fait sien.

Lyrique, son abstraction est d'abord un poème qui tisse des liens avec les grands invariants plastiques. La Méditerranée comme l'Afrique le font renouer avec les vrais secrets de la beauté. Brunet en transcrit les rivages étincelants, les coulées naturelles brutalement endiguées par des gemmes desquelles s'écoulent des giclures, des fluidités et des vapeurs.

Flamboyante ou crépusculaire, sa peinture est propice à la méditation, contient une émotion dont la déflagration colorée envahit un espace pur dans un champ chromatique éclatant.

​​​​​​​Epris de poésie et de musique, Brunet rejoint Nietzsche pour qui « l'art est plus important que la vérité ». Ses Séries d'hommages à Edgar Allan Poe ou Henri Michaux dévoilent une présence plus qu'elles ne la montrent. Avec l'ensemble intitulé « En rêvant », le souvenir intervient comme élément constitutif de son univers.

Son abstraction n'est qu'apparente, dans sa volonté de donner des équivalences visuelles aux phénomènes dont il infléchit l'ordre naturel au profit d'un ordre pictural. Le geste concentré allume la couleur travaillée dans sa texture sonore, invente des signes, groupés suivant une cadence aux inflexions fusionnelles pour une mise à jour d'une lecture imaginaire, traversée de silences, de fracas, d'ouvertures sur l'infini. Les dessins mêlent étroitement les tracés suivant des flux rythmiques dont la rapidité d'exécution est en prise sur la métamorphose de l'écriture. Sa trame fine et serrée est organisée en boucles et en écheveaux qui se dévident sur une feuille de papier.

Sa peinture est présente en permanence à la galerie Chauvy, Paris et Bueno Home Gallery à Nîmes. Il expose depuis 1990 en France et à l'étranger : L'Arsenal, Musée de Soissons - Musée de La Vallée de La Creuse, Eguzon- Musée de La Kasbah, Tanger - Institut Français L.S Senghor, Dakar et expositions collectives dans les galeries et musées aux Etats-Unis, Québec, Angleterre, Belgique, Italie, Allemagne, République de Macédoine, Danemark, Bulgarie, Turquie, ...  Monographies aux Editions Fragments International, Le Passeur Editeur, Les Editions Du Petit Véhicule, CREA, Art-Forum-Reims et nombreuses illustrations à La Table Ronde, Aencrages & Co, Le Cherche Midi, Mélis Editions, les Editions de l'Arbre, Artbiblio ...

Brunet1Jean-Marc Brunet, artiste international à l'actu plus que riche depuis 2016 commence par l'Aisne en collaboration avec la ville de Laon. En effet, cet artiste peintre local Jean-Marc Brunet basé à Chassemy (02) expose ses œuvres en lien avec les illustrations aux ouvrages et poèmes du livre « Le poème des Morts »

Pendant quelques mois, la Maison des Arts et Loisirs présentera des huiles sur toiles, gouaches sur papiers, dessins , quatre-vingt cinq "éloges" aux ouvrages et poèmes de Bernard Noël du livre aux Editions Manière Noire de Bernard Noël & Gravures Jean-Marc Brunet « Le poème des Morts ». Un livre dont 50 exemplaires sont sous coffret numérotés et signés, comprenant onze gravures et texte inédit typo.

Dans le même temps est paru le livre de poèmes de Jean-Clarence Lambert & toiles et papiers de Jean-Marc Brunet dont 30 exemplaires numérotés et signés avec gravure originale. Editions A|B

Sa chronologie :

1986-1992 : Jean-Marc dessine très tôt, expose ses paysages à l’aquarelle dès l’âge de seize ans et participe à la création de décors de théâtre et de fresques murales. En 1990, il s’installe à Paris et travaille rapidement dans différents ateliers d’artistes. Après l’étude des grands maîtres, la découverte des abstraits d’après-guerre impose l’évolution picturale du jeune peintre. Il participe activement à divers groupes informels et ses premiers salons parisiens encouragent son travail prolifique.


1993-1995 : Il voyage régulièrement dans les pays du Maghreb, et à partir de 1993 il peint au côté d’Ousseynou Saar qui lui donnera aussi le goût de l’Afrique de l’Ouest et fait de longs séjours au Sénégal. En 1995 Gaston Diehl sélectionne deux grandes toiles pour le musée d’Art moderne de Nice. Il entre l’année suivante dans la galerie Carmen Folliasson à Paris et expose avec Jean Bazaine.


1996 : Il organise bon nombre d’expositions de groupe et rencontre Oswaldo Vigas avec qui il se lie d’amitié. S’installe avec son épouse Sophie dans le département de l’Aisne à Chassemy. Le thème Réservoir s’inscrit alors dans une recherche de la matière : collage, acrylique et technique mixte confirment une abstraction géométrique.


1997-1999 : De nombreuses toiles sur la musique lui permettent par la suite les rencontres et liens particuliers avec Khalil Chahine, Claude Nougaro, Aldo Romano, Charles Aznavour, Pierre Delanoë et Jacques Demarny. En 1998 une nouvelle suite intitulée Territoire le conduira à réaliser une fresque pour le ministère de la Culture andalou à Séville. L’année suivante, l’acquisition d’une presse taille-douce modifie le rythme de ses journées dans ses ateliers. Aussi, le dessin prend une place importante et contribue à l’apparition d’une nouvelle thématique : Les passeurs. Une étroite amitié se crée avec l’auteur Jean-Marc Natel qui soutiendra le travail du peintre.


2000 : Premiers livres-objets, gravures, monotypes et dessins avec les poètes et amis David Beaurain, Michel Butor, Charles Carrère, Maurice Metton, Jean-Marc Natel, Bernard Noël, Pierre Nicolas, Jean Orizet, Agnès Rouffy, André Schmitz et André Verdet. Naissance de sa fille Margo.

2003 : Dix années de collaboration vont suivre avec le galeriste Jean-Max Estève, qui va permettre l’acquisition de gravures et boîtes objets dans de grandes collections, dont celle de Daniel Filipacchi.

2004 : Il continue ses « dialogues » avec les poètes, Jean Orizet notamment, pour lequel il réalise depuis 2001 de nombreuses pages de couvertures, frontispices et gravures, exécute en 2004 une Suite sur Henri Michaux. Il côtoie régulièrement Jean Rustin et Albert Bitran avec qui il partage ses préoccupations picturales prémices d’une période intitulée Citadelles sur la thématique de l’effacement et confirmant une abstraction plus lyrique.


2005-2007 : Jean-Marc travaille sur 49 papiers intitulés Loin des avalanches avec Fabrice Melquiot pour un projet de livre. Il séjourne l’année suivante chez son ami peintre Oswaldo Vigas à Caracas. Depuis 2003, il participe à des expositions de groupe en Allemagne, Angleterre, Belgique, Irlande, République tchèque, Turquie, au Sénégal, au Venezuela, à Hong Kong.


2008-2009 : « La forme devient espace », les références à la nature sont présentes en permanence dans le travail de Jean-Marc Brunet. Les voyages inspirent le peintre et Mes instants Sénégal – 88 oeuvres – seront exposés en 2008 à l’Institut français Léopold Sédar Senghor à Dakar et ses Variations lumineuses marocaines – 101 œuvres – au musée de Tanger en 2009. Après la fermeture de la galerie Estève il entre à la galerie Chauvy à Paris et expose en permanence. Début de sa collaboration avec le céramiste Hubert Dufour. En cinq années ils réalisent ensemble 10 sculptures et 40 céramiques.


2010 : Expose à la galerie Ariel, grâce à Cécile Darmon. Les échanges d’alors avec Jean Pollack sont un apport important pour l’artiste, appuyé par le peintre Albert Bitran. Début de sa collaboration avec les marchands
Cécile et Gérald Bueno, installés à Nîmes. Cette même année Jean-Marc Brunet est commissaire de la Biennale « Traces » dans l’Aisne.


2012-2014 : Depuis quelques années, il exécute plusieurs tableaux et papiers en hommage aux poètes comme Edgar Allan Poe, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Pierre Reverdy, Romain Rolland… Et des « Suites » de dessins sur la poésie de Bernard Noël et Jean Orizet. Réalisation d’un ensemble de huit toiles de 4 × 1,50 m et un triptyque de 3,45 × 4,16 m intitulé Envolée (collection privée) pour une rencontre avec le pianiste Vassilis Varvaresos et le poète JeanYves Clément à la collégiale de Braine.


2015-2016 : Il travaille sur de nombreux projets, comme des sculptures monumentales ou des décors pour Leïla Darocha et Patrick Dupond. Avec plus de 300 livres-objets, il poursuit le dialogue avec Bernard Noël, Michel Butor, Tita Reut, Yves Bonnefoy, Natanaële Chatelain, JeanClarence Lambert, et Michel Ragon rencontré en 2016.


2017-2018 :  Brunet approfondit le travail autour de la sculpture ; après les matières du bois et du plâtre, il se renouvelle avec le métal et la tôle soudée. Réalisation également avec Hubert Dufour de 80 céramiques. Il crée une collection de livres d’artiste, « Les cahiers utopiques », composés de gravures originales et de poèmes d’auteurs vivants. Après Fragments Éditions en 2003 et 2010, les Éditions d’art Somogy publient une troisième monographie des oeuvres récentes de Jean-Marc Brunet, avant propos de Bernard Nöel. En 2018 il réalise une grande toile pour le « Prix Apollinaire », sous l’égide de Jean-Pierre Siméon
et lecture de Catherine Frot. Création de plusieurs de ses Éloges sur des poésies de Paul Éluard, Alfred Jarry et André Gide pour une signature et accrochage aux Deux Magots.


2019 : Brunet réalise des livres d’artistes avec Fernando Arrabal et Yves Namur aux Éditions Transignum. Avec John Taylor aux Éditions Akié Arichi et des illustrations pour les livres Les écrivains dans la grande guerre, Éditions Glyphe - Poèmes choisis de Gérard Le Gouic, Éditions Tawbad, Tunis - Au pied de la cascade de Béatrice Marchal, Éditions L’herbe qui tremble.