Accrochage

Exposition "Accrochage de la collection"

Du 01/01/2020 au 31/12/2020 de 10:00 à 18:00

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  • Carré d'Art-Musée d'art contemporain - Nîmes

La Collection Nouvel Accrochage

Accrochage

PRESENTATION DE L’ACCROCHAGE 

Une collection se construit au fil du temps et est finalement ce qui permet de penser une histoire, des histoires. La constitution de la collection de Carré d’Art a débuté dans les années 1980 avant même l’ouverture du musée. C’est aujourd’hui un véritable « trésor » qui constitue le patrimoine de chacun dans un moment où tout est soumis à un mouvement perpétuel et à la dématérialisation. Les différents accrochages permettent de faire dialoguer les oeuvres entre elles, ouvrir de nouvelles perspectives et interrogations. Elles sont là pour déclencher un plaisir esthétique mais aussi nous interroger ou même nous déranger dans nos certitudes. Sans donner de réponses, elles permettent de regarder le monde d’une autre façon dans sa complexité. Paradoxalement entrer dans un musée c’est suspendre le temps mais aussi être en prise direct avec ce qui constitue le présent par l’intermédiaire d’oeuvres qui reflètent les questionnements qui sont les nôtres.

Accrochage 1

Ce nouvel accrochage permet de voir et revoir des oeuvres de Supports/Surfaces. Une salle entière est consacrée à Toni Grand, un des artistes les plus importants du mouvement. Un choix a été de présenter un ensemble d’œuvres majeures de la peinture des années 80 et 90, Francesco Clemente, Enzo Cucchi, Martin Disler, Alain Jacquet, Sigmar Polke. La grande peinture d’Enzo Cucchi, brillant hommage à Arthur Rimbaud, est présentée en relation avec l’Exposition « Rimbaud Soleillet » organisée par la Bibliothèque début 2020. On y découvre également des oeuvres entrées récemment dans la collection, souvent acquises suite à une exposition au musée. Certaines d’entre elles sont présentées pour la première fois comme Jumana Manna, Guillaume Leblon, Julien Creuzet. L’ensemble de photographies d’Yto Barrada et l’installation vidéo d’Hito Steyerl sont des dépôts récents du Fonds National d’Art Contemporain. 

Ce nouvel accrochage permet de voir et revoir des oeuvres de Supports/Surfaces. Une salle entière est consacrée à Toni Grand, un des artistes les plus importants du mouvement. Un choix a été de présenter un ensemble d’œuvres majeures de la peinture des années 80 et 90, Francesco Clemente, Enzo Cucchi, Martin Disler, Alain Jacquet, Sigmar Polke. La grande peinture d’Enzo Cucchi, brillant hommage à Arthur Rimbaud, est présentée en relation avec l’Exposition « Rimbaud Soleillet » organisée par la Bibliothèque début 2020. 

On y découvre également des oeuvres entrées récemment dans la collection, souvent acquises suite à
une exposition au musée. Certaines d’entre elles sont présentées pour la première fois comme Jumana
Manna, Guillaume Leblon, Julien Creuzet. L’ensemble de photographies d’Yto Barrada et l’installation
vidéo d’Hito Steyerl sont des dépôts récents du Fonds National d’Art Contemporain. 

 JULIEN CREUZET (né en 1986 au Blanc-Mesnil)

Poème en entier, corps en sueur, est de l’okoumé d’un autre temps, 2018 Deux rangées de sièges d’avion, métal, bois, plastique, câble, éponge de mer 

Les œuvres de Julien Creuzet laissent entrevoir des histoires douloureuses, à la fois personnelles et plus universelles sans qu’il soit possible de séparer les unes des autres. Il place au coeur de ses installations le lien entre identités et économies qu’il s’agisse de trajectoires transatlantiques des Antillais ou celles des migrants du sud. Si les termes « archipéliques » et « créolisation » reviennent comme des mantras dans son vocabulaire ou dans les articles écrits sur lui, c’est qu’il s’agit bien d’une manière de faire et d’être au monde, fragmentaire et traversée par une multiplicité d’identités.

Dans Poème en entier, Corps en sueur les sièges d’avions semblent venir de s’échouer sur une plage après une longue dérive dans l’océan. Ils assument leur verticalité pour devenir un monument aux disparus et semblent rescapés d’un redoutable naufrage. De nombreuses images nous viennent à l’esprit face à cette installation. Les voyages, les catastrophes, les cyclones vus dans les médias, les géographies maudites, l’Atlantique noir, la diaspora, les flux de touristes et d’émigrés. La figure noire à la proue a une forme anthropomorphique mais peut aussi faire penser à un arbre calciné.

L’installation Poème entier, Bleu de la mer, est un assemblage de câbles en métal et plastique dans lesquels est perdu un coquillage bleu. Ce sont des éléments ordinaires qui après avoir été abandonnées sur les plages ou dans les rues sont réunis par l’artiste pour constituer un réseau de correspondances visuelles. C’est un paysage pictural fait d’éléments hétérogènes de diverses provenances. Ces deux installations sont accompagnées d’un poème de l’artiste qui est en quelque sorte le cartel de l’exposition.

Julien Creuzet a eu récemment des expositions à La Fondation Ricard, au Palais de Tokyo et à la Biennale de Lyon. www.juliencreuzet.com

STAN DOUGLAS (né en 1960 à Vancouver, Canada) 
Skyline, 2017 Photographie numérique chromogénique montée sur aluminium Dibond 

Stan Douglas suit des études au Emily Carr College of Art and Design. Tout comme Ken Lum, Roy Arden, Ian Wallace, Jeff Wall et Rodney Graham, il développe une approche conceptuelle du médium photographique ou cinématographique, il fait partie du mouvement appelé Ecole de Vancouver. L’espace de représentation, fictionnalisé, est chez lui largement ouvert à une réalité sociale, économique et politique et une réflexion sur les médias. Par les références à l’histoire de Vancouver, musicales (free jazz), littéraires et l’usage d’images d’archive, il croise sa réflexion sur l’impact des médias, leur réception, avec une réflexion sur l’échec des utopies.

Cette photographie a été prise à New York. Elle fait partie de la série Blackout, moment de pannes électriques qui ont plongé la ville dans l’obscurité totale. Il a fait de nombreuses recherches sur les dérèglements des blackouts de 1977, en 2003 et celui lié à la tempête Sandy de 2012. En 1977 il y avait eu beaucoup de cambriolages et d’agressions mais en 2003, au contraire après le 11 septembre les habitants de New York se sont entraidés. Cette image suit un scénario hypothétique pouvant survenir dans un futur proche.

L’image comme toute les œuvres de Stan Douglas est composée de plusieurs images ce qui nécessite un important travail de post-production.

Cette oeuvre complète une oeuvre déjà acquise de la série Crowds and Riots où l’intérêt est porté sur les moments de rupture.

Il représentera le Canada à la prochaine Biennale de Venise. Il a eu récemment d’importantes expositions à la Kunstverein, Slazbourg ; WIELS, Bruxelles ; Collection Berardo, Lisbonne ; Haus der Kunst, Munich

GUILLAUME LEBLON (né en 1971 à Lille)
Giving substance to shadow, 2013 Echelle, photographie, tortue, plâtre et sable

 Guillaume Leblon est un des artistes français les plus présents sur la scène française et internationale. Cette installation peut être vue comme un paysage avec une échelle, une tortue et une photographie de l’océan. Ces objets énigmatiques imposent une distance, le silence au visiteur qui doit se contenter d’observer. Le sol, blanc, en plâtre semble recéler des objets fraichement découverts.

Dans leurs potentialités physiques, les formes et matériaux semblent s’imprégner du passage du temps dans sa dimension atmosphérique autant que mémorielle. Il s’agit toujours pour l’artiste de mettre en mouvement le travail du regard, d’inscrire la notion de passage dans la conception même de l’oeuvre. Il définit un espace poétique ouvert où les questions du temps, de l’absence, de la mémoire sont continuellement repensés.

Il a exposé au SMAK, Gand ; Contemporary Art Gallery, Vancouver ; IAC, Villeurbanne et a été nominé au Prix Marcel Duchamp en 2011

JUMANA MANNA (née en 1987 à Princeton, USA)
Heel, 2016 Pigment, résine, fibre de verre, laque, échafaudage, bois et mousse 

Jumana Manna réalise des films et des installations s’attribuant parfois les méthodologies de l’historien ou de l’anthropologue. Elle s’immerge toujours totalement dans ses projets pour définir une pratique qui interroge les limites du corps en relation avec des narrations historiques et nationalistes. Elle crée des sculptures qui sont à la fois une déconstruction et des agrégations de nombreux éléments. Elle utilise de la résine mais aussi des os, du bois ou des objets ready-made. Les objets sont réutilisés hors des usages qui leur ont été assignés pour laisser advenir d’autres récits et affirmer leur dimension matérielle.

Cette œuvre fait partie d’une série liée à une recherche autour du luxueux palais El Badi construit au début du 16ème siècle à Marrakech pour célébrer la victoire sur l’armée portugaise dont les plus belles parties seront, un siècle plus tard, utilisées pour construire la ville de Meknes. Pour Jumana Manna, la sculpture est un espace privilégié pour explorer la matérialité, la relation physique que le corps entretient avec les objets, l’espace et les matériaux ; « Je suis intéressée à la façon dont les objets sont des véhicules ou des agents comme nos corps sont des vaisseaux de subjectivité ». Cette forme presque organique, polie par le temps redevient un objet qui mérite l’attention. Le soutien en métal peut faire penser au déplacement mais aussi à la préservation. Comme dans le projet qu’elle a développé en 2014, Menace of Origins elle met en évidence la potentielle violence des fouilles archéologiques et l’instrumentalisation des vestiges. Cette œuvre complète l’ensemble des œuvres liées aux artistes du bassin méditerranéen de la collection.

Elle a exposé au Sculpture Center de New York, Performa 13, Chisenhale Gallery et le Beirut Art Center, la biennale de Venise, Musée d’art moderne, Anvers www.jumanamanna.com 

LATOYA RUBY FRAZIER (née en 1982 à Braddock, USA)
Pier 54: A Human Right to Passage, 2014 Impressions photographiques sur toile de jeans 

Les tirages photographiques noir & blanc de la performance scénarisée de L.R. Frazier montrent l’artiste habillée de blanc sur le quai 54 de New York, brandissant des drapeaux sur lesquels sont visibles des photographies provenant de la bibliothèque du Congrès face à des points de vue de New York très précisément choisis qui font écho à l’histoire de la ville, notamment les déplacements de personnes, le passage ou la rétention des migrants. Le quai 54, où débarquèrent en 1912 les rescapés du Titanic, est actuellement en cours de gentrification, la mémoire en disparaissant progressivement. Les photographies imprimées sur toile de jean rendent hommage à la toile dite « denim », originaire de Nîmes en sachant qu’il y a une forte probabilité que le fabricant nîmois ait débarqué sur le Pier 54.

Actuellement, Levis dénie l’origine française de la toile de jeans. L’acier fait référence au portique d’entrée du quai 54. Latoya Ruby Frazier s’est fait connaître par son travail photographique The Notion of Family qu’elle poursuit depuis plusieurs années, ayant pour sujet la réalité politique et sociale de Braddock, banlieue ouvrière de Pittsburgh. Cette série révèle le caractère performatif de son travail qui n’est pas sans avoir une dimension activiste.

Cette acquisition a été possible suite à l’exposition à Carré d’Art en 2015. www.latoyarubyfrazier.com

UGO RONDINONE (né en 1963 à Brunnen, Suisse)
Blue White Blue Clock, 2013 vitrail et cerclage métal 

Les horloges sont un motif récurrent dans le travail d’Ugo Rondinone. Ce sont des vitraux transparents dont émane une lumière naturelle ou artificielle. Cette lumière nous met en relation avec ce qui est audelà de l’espace dans lequel nous sommes avec un espace métaphysique, cosmique. En ce sens, la technique du vitrail nous renvoie aux grands vitraux des édifices religieux, à la présence transcendante de la lumière au sein de l’espace architectural.

Horloge, avec des chiffres romains, mais sans aiguilles, elle nous place dans un temps suspendu propre à la rêverie et au retour sur soi. Les horloges nous coupent toujours de la réalité pour nous amener à revenir à un temps plus subjectif et intime.

Ugo Rondinone a exposé dans de nombreuses institutions : Tate Liverpool, Arken, Aspen, Cincinnati, Moscou, Berlin… 

LISTE DES ARTISTES EXPOSÉS :

- ETEL ADNAN
- YTO BARRADA
- FRANCESCO CLEMENTE
- JULIEN CREUZET
- ENZO CUCCHI
- DANIEL DEZEUZE
- MARTIN DISLER
- NOEL DOLLA
- STAN DOUGLAS
- LATOYA RUBY FRAZIER
- TONI GRAND
- ALAIN JACQUET
- ON KAWARA
- GUILLAUME LEBLON
- JUMANA MANNA
- JEAN-PIERRE PINCEMIN
- SIGMAR POLKE
- GERHARD RICHTER
- UGO RONDINONE
- HITO STEYERL
- CLAUDE VIALLAT

INFORMATIONS PRATIQUES

Ouvert du mardi au dimanche inclus de 10h à 18h

Carré d’Art – Musée d’art contemporain 
Place de la Maison Carrée - 30000 Nîmes

 

Tarifs

Entrée de l’exposition temporaire + collection permanente + Project Room : Tarif plein : 8 €; Tarif réduit* : 6 €

Entrée de la collection permanente + Project Room : Tarif plein : 5 €; Tarif réduit* : 3 €

1er dimanche du mois Exposition temporaire seule - Tarif plein : 8 €; Tarif réduit* : 6 € / Collection permanente + Project Room : gratuit

* Tarifs réduits : groupes de plus de 20 personnes, demandeurs d’emploi et étudiants (sur présentation d’un justificatif), adhérents des associations des Amis des Musées de la Région Occitanie.

GRATUITES (sur présentation de justificatif) : voir http://carreartmusee.com/fr/infos-pratiques/

Visites guidées 

Départ accueil Musée, niveau + 2

Groupes 

Uniquement sur rendez-vous avec le service culturel du Musée Contact Sophie Gauthier (04 66 76 35 74)

Ateliers d’expérimentation plastique

Pour les enfants de 5 à 14 ans, sur rendez-vous

  Individuels

de 14h à 16h le mercredi et pendant les vacances sur inscription.

  Groupes

du mardi au vendredi sur rendez-vous avec le service culturel Contact : Sophie Gauthier

Le service culturel du musée met à la disposition des visiteurs des notices sur les œuvres de la collection. Celles-ci sont consultables sur place, disponibles à la documentation du musée ou téléchargeables sur le site du musée à la rubrique Ressources en ligne.

Un parcours découverte ludique à faire en famille dès 6 ans disponible à la billetterie et téléchargeable sur le site du musée.

Centre de documentation en art contemporain, niveau -1

Du mardi au vendredi, de 14h à 18h ; le matin sur rendez-vous

 Le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h

04 66 76 35 88 - documentation@carreartmusee.com

Catalogue en ligne : http://carreartmusee.centredoc.fr/opac/

Le Centre de ressources spécialisé, fondé à l’initiative de Robert Calle, est dédié à l’art contemporain des années 1960 à nos jours et a pour mission de rendre accessible les documents sur le musée et sa collection. 

- Un espace réservé à la recherche en art contemporain 

- Près de 30000 documents imprimés et numériques : architecture, design, danse, photographie, peinture, art vidéo, politiques culturelles, … 

- Tout sur le musée, sa collection, ses expositions 

- Une aide à la recherche et des services gratuits - Un accès libre et gratuit

 

Carré d'Art-Musée d'art contemporain Place de la Maison Carrée, 30000 Nîmes Occitanie France